Ein Bericht von Jessica

 Ich heiße Jessica L. Ende Juli letzten Jahres kam ich ins Kinderheim und heute habe ich die angenehme Aufgabe, Sie über die Aktivitäten im Monat August im Heim zu informieren.

 

Zu Siebt mussten wir uns den offiziellen Examen stellen: vier im sechsten Schuljahr, zwei im neunten und eine in Philo. Von den vier im sechsten Schuljahr bestanden zwei nicht, aber wir, die anderen Fünf haben bestanden. Ich in Philo habe damit meine klassischen Studien beendet. Ich möchte gerne Krankenschwester werden. Ich habe mich an der Universität eingeschrieben und hoffe, die Aufnahmeprüfung zu bestehen. Die beiden aus der sechsten Klasse, die nicht bestanden haben, müssen die Klasse wiederholen

Meine Kameradin Jésula feierte ihren Geburtstag am 8. August, ich meinen am 18. August. Für uns wurde ein kleines Fest organsiert. Unsere Geschenke haben wir gerne angenommen. Ich erhielt ein Tagebuch und Jésula ein Foto-Album. An diesem Tag habe ich die festliche Stimmung benutzt, um mit meinen Kameradinnen ein interessantes Projekt zu diskutieren, das aus dem Buch „Die Kunst zu leben“ stammt. Wir waren recht zufrieden damit.

Carline und Phénia hatten die Möglichkeit, nach Hause zu fahren, in ihre Geburtsstadt, um ihren Eltern/Familien einen Besuch zu machen. Sie blieben sechs Tage dort.

Die Sommerkurse gingen zu Ende. Diejenigen, die daran teilnahmen haben ihre Zufriedenheit damit ausgedrückt (wörtlich: haben ihre Zufriedenheit nicht verborgen) und planen schon, es im nächsten Jahr fortzusetzen.

Zum Abschluss der Ferien haben 10 Mädchen an einem Ausflugstag zum Meer teilgenommen, der von der Kirche Baptiste Eben-Ezer in Gressier am 27 August  organisiert wurde. Sie haben sich gut amüsiert, alles verlief ganz gut. Aber auf der Rückkehr gab es einen heftigen Regenschauer und wir, die wir zuhause waren, begannen uns Sorgen zu machen, weil es sehr dunkel wurde. Glücklicherweise fanden sie einen Kleinbus, der sie nach Hause brachte. Bei ihrer Ankunft waren wir erleichtert.

Normalerweise sollten die Ferien zu Ende sein. Aber die Regierung hat den Wiederbeginn auf den 3. Oktober verschoben. Eine von uns besuchte Schule begann aber schon am 5. September. Also haben acht von uns wieder die Schule besucht und wir wünschen ihnen ein gutes Schuljahr und viel Glück!

Bis bald , meine lieben Freunde, anlässlich eines neues Briefes.

Den Originalbrief finden Sie unter der Rubrik: „des enfants racontent“

Vous trouvez la lettre d’original sous la rubrique: „des enfants racontent“

Bonjou Zanmi !

2011 août 16

Salut les amis de Forward Haïti,

Nous voici pour le fameux journal du mois de Juillet !

Au tout début du mois,  mis à part les six filles qui ont été aux examens officiels de sixième et de neuvième année,  nous avons eu les résultats scolaires : nous sommes admis en classe supérieure sauf Islande qui doit refaire la quatrième année.  Nous sommes contents de planifier sans trop de soucis nos activités de vacances.

Sept d’entre nous  suivons un cours d’art floral organisé par notre monitrice de travaux manuels au collège. Déjà, nous avons la satisfaction d’y participer : les bouquets appris à préparer ornent notre salon et nos chambres.

Les six plus jeunes vont dans un camp d’été organisé par une école de danse très réputée. Ils sont fiers de raconter et de mettre en œuvre à la maison ce qu’ils apprennent là-bas.

La visite des  quatre jeunes belges Shama, Charlotte, Pierre, Gaëlle et de Catherine, Adrien, Jean-Pierre et Yves  ont beaucoup animé nos vacances. Le 14 Juillet, Catherine, Adrien et les trois jeunes sont arrivés dans l’après-midi. Nous étions quatre à nous rendre à l’aéroport dans un bus en compagnie des responsables pour  les accueillir. Shama, une jeune belge qui était là depuis le début du mois et qui  nous a bien aidé en français, faisait partie de l’équipe se rendant à l’aéroport. Dès le lendemain, ensemble, nous nous sommes tous mis au travail pour donner une autre allure à notre maison : les murs ont été nettoyés et repeints.

Quelques jours plus tard, c’était la fête patronale de Saut-d’Eau, une excursion a été organisée en cette occasion dans cette localité. Il était autour de neuf heures quand nous nous sommes embarqués dans le bus.  Sur toute la route nos chants, nos rires, nos cris de joie remplissent le bus et donnent le ton de la journée. Nous sommes arrivés autour de midi à Saut-d’Eau, des bandes de rara animaient la localité.

Le bus est garé quelque part et nous continuons à pied jusque vers la cascade. Pour éviter de nous perdre l’un l’autre, nous nous organisons en équipe. Au bout d’une heure, nous y sommes. Sous la chute, une foule innombrable dansait, chantait au rythme du vaudou. Nous nous faufilons à travers la foule pour arriver sous la chute où nous étions contents de profiter d’une baignade rafraîchissante. Ensuite, nous avons pris le chemin du retour. Arrivées à la maison, c’était encore la fête puisque c’est l‘anniversaire de notre camarade Jeanveline. Nous avons fêté jusque tard dans la soirée, avec un bon repas, de la musique et des danses.

Le lendemain, nos amis belges nous quittaient pour rejoindre Cap Haïtien, prêter main forte à l’orphelinat de Mapou.

Le 21, c’est avec beaucoup de peine que nous avons assisté au départ de Shama, Catherine et Adrien mais nous avons eu le même jour la joie d’accueillir Jean-Pierre et Yves qui sont restés chez nous jusque le lendemain après-midi. Ils ont pris l’avion pour le Cap-Haitien où séjournent toujours les trois jeunes belges en visite.

Guyve-Love, Kerline, Jeanveline, Murielle  ont  profité des vacances pour rendre visite à leur famille. Elles ont  eu la joie  de revoir leur ville natale, leurs parents ou leurs grands-parents.

Le 2 Août, Yves, Jean-Pierre et les jeunes belges sont de retour et une journée en mer est planifiée pour le lendemain. C’est la « panique » puisque parallèlement une onde tropicale menaçante est annoncée sur l’ile. Le lendemain tout en étant très prudent, nous avons pris la route pour Montrouis( zone située au nord de la capitale) et nous  nous sommes rendus sur la plage communément appelée « plage Préval ». Nous avons découvert la mer calme, immense et la jolie plage qui est couverte de sable. Nous nous baignons, nous nous  amusons et après quatre heures de temps environ, il pleuvine sur la plage. Tout de suite, nous sommes sortis de l’eau pour nous rhabiller et déjà, le moment de reprendre le bus. Nous voulions rester un peu plus mais le temps ne nous faisait pas cette faveur. Sur le chemin du retour, une pluie sectorielle arrosait des contrées (rien à voir avec le cyclone annoncé !). Au soir, nous avons fêté avec nos visiteurs qui prendront l’avion  demain soir pour la Belgique. Nous avons dansé pour eux et avec eux. Jean-Pierre nous a épatés avec ses show de danse. Le lendemain matin, Yves a monté les tentures au rez-de-chaussée servant de dortoir aux six filles qui sont plus grandes.  Depuis nous y emménageons et nous nous sentons bien.

Point n’est besoin de vous dire, chers amis, la joie que nous avons éprouvées pendant ce temps qui était marqué par différentes activités qui nous plaisent.

Pour vous informer, c’était votre amie Barbara Etienne, 22 ans

Barbara Etienne informiert

 

Guten Tag, meine Freunde      16.August 2011

Ich grüße die Freunde von Forward Haiti und der Haiti Kinder Hilfe.

Wir melden uns für das Journal für den Monat Juli.

Ganz am Anfang des Monates bekamen wir unsere Zeugnisse: wir wurden in die  nächsthöheren Klassen versetzt, außer Islande, die das vierte Jahr wiederholen muss. Sechs Mädchen mit  offiziellen Prüfungen nach der sechsten und neunten Klasse bekommen ihr Ergebnis später. 

Wir sind froh, dass wir unsere Pläne für die Ferienaktivitäten ohne allzu große Sorgen machen können.

Sieben von uns werden an einem Floristenkurs teilnehmen, der von unserer Betreuerin der praktischen Fächer unserer Schule angeboten wird. Unserer Teilnahme wurde schon zugesagt: die Sträuße, die wir zu präparieren lernten, schmücken nun unser Wohnzimmer und unsere Schlafzimmer.

Die sechs Jüngsten gehen in ein Sommerlager, das von einer recht bekannten Tanzschule organisiert wird. Sie sind stolz zu erzählen und zuhause vorzuführen, was sie dort gelernt haben.

Der Besuch der vier belgischen Jugendlichen Shama, Charlotte, Pierre, Gaëlle und der von Catherine, Adrien, Jean-Pierre und Yves haben unsere Ferien angereichert. Am 14. Juli kamen die drei Jugendlichen mit Cathrine und Adrien am Nachmittag an. Zu viert fuhren wir in einem Bus zum Flughafen, begleitet von den Verantwortlichen, um sie zu begrüßen. Die junge Belgierin Shama war schon seit Anfang des Monates hier und hat uns gut geholfen in Französisch, auch sie fuhr mit zum Flughafen. Schon am nächsten Morgen begannen wir zusammen mit der Arbeit, um unserem Haus ein anderes Aussehen zu geben: die Wände wurden gereinigt und angestrichen.

Einige Tage später, am Fest des Saut-d’Eau (Wasserfall ?) wurde ein Ausflug aus diesem Anlass zu diesem Ort organisiert. Gegen neun Uhr bestiegen wir den Bus. Während der ganzen Fahrt erfüllte unser Singen, Lachen und unsere Freudenrufe den Bus und bestimmten den Ton des Tages. Gegen Mittag kamen wir in Saut-d’Eau an, Rara-Kapellen belebten die Örtlichkeit.

Irgendwo parkte der Bus und wir gingen zu Fuß weiter zum Wasserfall. Damit wir uns nicht verlören, bildeten wir Gruppen. Nach etwa einer Stunde kamen wir an. Unter dem Wasserfall tanzte eine unzählbare Gruppe und sang im Rythmus des Voudou. Wir drängten uns an der Menge vorbei, um zum Wasserfall zu gelangen, wo wir uns zufrieden einem erfrischenden Bad hingaben. Danach ging es wieder nach Hause. Dort angekommen, ging das Feiern weiter, denn unsere Kameradin Jeanveline hatte Geburtstag. Bis zum späten Abend feierten wir mit einem guten Essen, Musik und Tanz.

Am folgenden Tag verliessen uns die belgischen Freunde, um nach Cap Haïtien zu fahren und das Waisenheim von Mapou zu besuchen.

Am 21. mussten wir uns leider von Shama, Cathrine und Adrien verabschieden. Aber am selben Tag konnten wir freudig Jean-Pierre und Yves begrüßen, die bei uns blieben bis zum folgenden Nachmittag. Sie flogen nach Cap-Haitien, wo immer noch die drei belgischen Jugendlichen zu Besuch waren. Guyve-Love, Kerline, Jeanveline, Murielle nutzten die Ferienzeit aus, um ihre Familien  zu besuchen. Sie freuten sich, ihre Heimatstadt wiederzusehen, ihre Eltern oder Großeltern.

Am 2. August kamen Yves, Jean-Pierre und die jungen Belgier zurück. Für den nächsten Tag wurde ein Ausflug zum Meer geplant. Es gab eine kleine Panik, denn parallel dazu wurde für die Insel ein bedrohliches tropisches Wetter vorausgesagt. Am folgenden Morgen haben wir ganz vorsichtig die Strasse nach Montrouis genommen, eine Zone im Norden der Hauptstadt, und den im allgemeinen „Preval“ genannten Strand besucht. Wir fanden das Meer recht ruhig, groß und weit und den schönen mit Sand bedeckten  Strand. Wir badeten und amüsierten uns und vier Stunden später begann es zu regnen. Sofort gingen wir aus dem Wasser, zogen uns um und schon war die Zeit, den Bus zu besteigen. Wir wären noch gerne etwas länger geblieben, aber das Wetter gestattete uns das nicht.

Auf dem Heimweg ergoss sich ein lokaler Regenschauer über die Landschaft, von dem angekündigten Unwetter war nichts zu sehen!  Abends haben wir mit unserem Besuch, der am nächsten Tag den Heimflug nach Belgien antreten musste, noch gefeiert. Jean-Pierre hat uns mit seinen Tanzshows verblüfft. Yves hat am folgenden Morgen die Abtrennungen im Erdgeschoss aufgestellt, die den 6 älteren Mädchen als Schlafraum dienen. Seitdem ziehen wir uns dort zurück und fühlen uns wohl.

Man braucht sicher nicht betonen, liebe Freunde, welche Freude wir empfunden haben in dieser Zeit, die gekennzeichnet war durch verschiedene Unternehmungen, die uns sehr gefielen.

Zu Eurer Information: das war Eure Freundin Barbara Etienne, 22 Jahre.

 

 

 

Einige Gedanken der Vorsitzenden der Haiti Kinder Hilfe e.V.

In unserer Zeit, in der wir so oft mit dem Gefühl leben, wenig Zeit zu haben, ist die Versuchung groß, Ihnen möglichst wenig Text und herzzerreißende Berichte von kleinen, hungernden Kindern zu bieten, denn diese regen den Willen zu spenden erfahrungsgemäß am ehesten an. Wir werden Ihnen immer wieder auch solche Berichte liefern müssen, weil es in Haiti allein gelassene und hungernde Kinder häufig gibt, und weil die Initiativen, die wir unterstützen, immer wieder auch solche Kinder aufnehmen. Aber sobald die Kinder in einem Heim untergebracht sind, hört die spektakuläre Seite der Hilfsmaßnahme auf und es beginnt eine geduldige Erziehungs- und Ausbildungsarbeit, die Eltern und Heimleiter auf der ganzen Welt kennen. Wir bitten Sie, uns nicht nur zu unterstützen, wenn wir Ihnen Herzzerreißendes berichten, sondern auch, wenn wir Ihnen, wie diesmal, hauptsächlich von unseren ganz alltäglichen Sorgen und denen verschiedener Organisationen erzählen, die alle auf Ihre und unsere Hilfe angewiesen sind.

Wir freuen uns auf Ihre Rückmeldungen!

Das haitianische Schulsystem

Das haitianische Schulsystem
École fondamentale
Grundschule
1ère année
2ème
3ème
4ème
5ème
6ème Erste Prüfung: certificat d‘études
7ème
8ème
9ème Zweite Prüfung: Brevet
École secondaire 

Weiterführende Schule
3ème
seconde
Rhéto Erste Abiturprüfung
Philo Zweite Abiturprüfung

Hilfe für Kinder, die bei Verwandten oder anderen Privatpersonen Zuflucht gefunden haben, und einige allgemeine Gedanken

 

Wir treffen einige Mädchen und Jungs, die wir persönlich sprechen wollen, um genauer zu erfahren, warum sie plötzlich auf der Straße gelandet sind oder warum ihre Ausbildung unterbrochen wurde und wie es ihnen jetzt geht. Zwei der Jungs, zwei Brüder, leben bei ihrem Onkel. Wir besuchen sie dort. Wir parken das Auto in einem reichen Villenviertel der Stadt, überqueren ein Flussbett, in dem Ziegen im Müll wühlen. Keine 150 Meter von den schönen, von hohen Mauern umgebenen Grundstücken wohlhabender Haitianer liegt eines der zahlreichen Armenviertel mit engsten Gassen zwischen unverputzten, aus Hohlblocksteinen dürftig hochgezogenen Häuserreihen. Verrostete Betoneisen ragen aus den betonierten Flachdächern. Ein kleines, fensterloses Zimmer mit altem Teppichbodenrest und einem Tisch dient den Jungs als Bleibe. Sie hätten gern eine Matratze. Der ältere von den beiden steht kurz vor dem ersten Abitur. Er ist der beste seiner Klasse und auch noch Klassensprecher. Er bemüht sich sehr und will der beste bleiben. Er möchte Jura studieren „um Menschen zu helfen, denen Unrecht geschehen ist“. Der Onkel arbeitet in einer Bäckerei und verdient kaum genug für seine eigenen acht Kinder. Sehr nett von ihm, dass er sich um die zwei Jungs kümmert. Die „Haiti Kinder Hilfe“ wird sie (und ihn) nicht im Stich lassen.

Ähnliches gilt für mehrere große Mädchen und junge Frauen, die zu uns ins Mädchenheim kommen, um zu sehen, wie sie Schule, bzw. Berufsausbildung abschließen können. Sie schlagen sich sehr tapfer durch.

Da viele der Kinder, die in unserer Obhut sind, schon Jugendliche sind (vier von ihnen machen im
Sommer Abitur), versuchen wir mit ihnen über ihre Zukunft nachzudenken und Pläne für geeignete Ausbildungen zu machen. Es ist eine anspruchsvolle, oft schwierige Arbeit. Viele haben „hohe“ Wünsche: Agronom, Rechtsanwalt oder Ärztin werden… und längst nicht alle haben die Fähigkeiten dazu. Man muss sie zu einer realistischeren Sicht bringen, ohne sie zu entmutigen oder ihnen den Schwung zu nehmen. Dazu kommt, dass es im Moment in Haiti alles andere als einfach ist, jungen Leuten zu einem guten Auskommen zu verhelfen.

Diese Erfahrungen lehren uns, dass Haiti nur über eine Erziehung geholfen werden kann, bei der man konsequent Qualität vor Quantität setzt. Es scheint uns richtig, dass man in extremen Notsituationen natürlich versuchen muss, möglichst vielen Menschen zu helfen. Die „Haiti Kinder Hilfe“ sieht jedoch ihre künftige Aufgabe darin, dass die Kinder und Jugendlichen eine so solide Erziehung und Ausbildung bekommen, dass sie wirklich Gutes im Leben leisten können. Das soll nicht heißen, dass alle ein Universitätsstudium absolvieren sollen. Diese Schlussfolgerung wäre sicherlich falsch. Was Haiti braucht, sind Leute, die wissen, was sie wollen, die auch die Begabung dafür mitbringen und die gelernt haben, wie man Gewolltes in die Tat umsetzt. Wer das Zeug hat zum Handwerker oder zur Handwerkerin, sollte genau das tun können und zwar auf kompetente Weise. Und wer Begabung und Wille hat, ein Studium zu absolvieren, soll dies tun können.

Wir werden auch Wege öffnen, dass jene, die durch die „Haiti Kinder Hilfe“ einen Beruf erlernen konnten oder eine Ausbildung erhielten, der „Haiti Kinder Hilfe“ auch etwas dafür zurückgeben. Wir denken an eine Zeit, die sie der „Haiti Kinder Hilfe“ nach ihrer Berufsausbildung gegen geringe Bezahlung zur Verfügung stellen, dies aber nicht, indem man sie in innerer oder äußerer Abhängigkeit zu halten versucht, sondern klar vertraglich geregelt. Hier ist noch Klärungs- und Organisations- bedarf.

Gespräche mit Leitern anderer Hilfsorganisationen bestätigen uns in dieser Sicht. Nicht wenige Haitianer sind in der Gefahr, den Willen zur Eigeninitiative zu wenig zu entwickeln, weil sie lernen, sich darauf zu verlassen, dass schon irgendeine Hilfsorganisation kommen wird, die sie mit Gewünschtem versorgt. Ein Beispiel: Eine Hilfsorganisation hat haitianischen Fischern zu Fischereibooten verholfen. Eine Haitianerin hat sich daraufhin gedacht, dass diese Fischer sicherlich auch das für diese Tätigkeit nötige Zubehör brauchen werden. Sie hat sich Geld geliehen und ein Geschäft für die entsprechenden Gerätschaften aufgemacht. Niemand kam, niemand kaufte bei ihr ein. Sie erforschte warum: all die Fischer warteten, bis ihnen jemand auch das Zubehör schenken würde! Das sagten sie ihr ganz klar.

Kinderheim und Schule der katholischen Laiengruppe

Projekt in Zusammenarbeit

In Cap Haïtien erwarten uns Soeur Godelieve und Madame Lecomte. Gerade angekommen, besichtigen wir die Gebäude und das ausgedehnte, mehrere Hektar umfassende Gelände. Wir haben Glück, denn schon am nächsten Tag können wir das 15-jährige Bestehen dieser Initiative mitfeiern. 400 Kinder aus dem Waisenheim und aus den Slumvierteln werden hier vom Kindergartenalter bis zur 7. Klasse beschult  Die Schule soll bald aufgestockt werden, so dass die Kinder bis zur 9. Klasse bleiben und einen Schulabschluss erwerben können. Die Klassenräume sind geräumig. Die Lehrer sind hoch motiviert. Leider ist ein in Haiti weit verbreitetes Problem, dass die Lehrer nur für einen Frontal- unterricht ausgebildet werden, der die Eigeninitiative der Schüler viel zu wenig fördert. Madame Lecomte und die Direktorin der Schule, Madame Étienne, versuchen ihr Bestes, um den Lehrern und Lehrerinnen nach und nach vielfältigere Unterrichtsmethoden nahe zu bringen. Ihre Schule hat bei den staatlichen Prüfungen 100% Erfolg.

Zum Projekt gehört ein Kinderheim  mit mittlerweile 106 Kindern vom Babyalter bis zu Jugendlichen. Soeur Godelieve kümmert sich hauptsächlich um die Jüngsten. Ihre Küche ist voll mit Babynahrung, die sie hortet wie einen Schatz, denn immer wieder muss sie Kinder vor zu einseitiger Ernährung retten. Die Geschichten, die sie zu erzählen weiß, aus welchen Umständen Kinder ins Heim gekommen sind, können einem das Herz zerreißen.

 

 

Schwester Godelieve erzählt:

Jakenson hat es schwer : « Ich habe Eltern, einen kleineren Bruder und eine kleine Schwester. Sie leben mit Papa und Mama. Mein Vater hat mich rausgeschmissen!“ Das erlebt er als starke Ablehnung und es wird Zeit dauern, bis er wieder Selbstvertrauen empfindet.

Steve* war ein hungerndes Baby, das man auf dem Bürgersteig gefunden hatte. Als Steve uns gebracht wurde, war er wie ein kleines Tier. Nach Monaten der Pflege und liebevollen Aufmerk-samkeit ist er langsam ein kleiner Junge wie die anderen.

Baby*, dessen Alter man nicht kennt. Er wurde von Nachbarin zu Nachbarin weiter-gereicht. Seine Mutter ist gestorben, als sie ihn gebar. Baby hat nicht einmal einen Namen!

 

Morales ist jetzt 10. Er hat einen zwei Jahre älteren Bruder. Sie haben ihre Mutter sterben sehen und danach sind sie in Port-au-Prince herumgeirrt. Eines Tages sind sie in einen der Gratis-Busse gestiegen, die denjenigen zur Verfügung gestellt wurden, die von Port-au-Prince wegwollten. Sie wussten nicht, wohin die Reise ging und kamen nach Ouanaminthe. Sie kannten da niemanden und niemand kannte sie. Sie sind wieder herumgeirrt, schliefen draußen unter Notunterkünften und aßen, was sie finden konnten. Eines Tages sagte ihm sein Bruder: „ Ich habe es satt, ich will nicht weiter so leben!“ Sie haben sich dicht nebeneinander schlafen gelegt, aber am Morgen, als Morales aufwachte, war sein Bruder nicht mehr da. Da war das Kerlchen ganz allein. Er fing an zu weinen, bat fremde Leute darum, ihn in ihre Familie aufzunehmen. Eine Nonne nahm ihn auf und er lebte einen Monat in deren Gemeinschaft, bis sie ihn uns brachten. Die Traurigkeit liest man in seinen Augen, seine Mutter, sein Bruder ???….

Geht man über die große Wiese des Heims zwischen den im Geviert angeordneten Häusern, in denen die Kinder nach Altersgruppen aufgeteilt leben, fühlt man sich wie in einer Großfamilie. Es ist friedlich. Kinder spielen mit einer Art Murmeln auf der Wiese. Sie sind Profis im Zielen und Schießen mit diesen Murmeln, wobei die Aufgabe darin besteht, mit den Murmeln in eine kleine Erdmulde zu treffen wie beim Golf, nur dass man hier nur Abstände von etwa dreißig bis fünfzig Zentimeter zu überbrücken hat. Hinter einer Reihe von Wohnräumen liegt die Küche, ein Schuppen, in dem für die Heimkinder und die Schüler gekocht wird – auf offenem Holzfeuer. In Riesentöpfen, die jeweils auf drei Steinen stehen, zwischen denen die großen Holzscheite brennen, wird der Reis gekocht und die dazugehörige Sauce. Der Rauch zieht einfach nach oben ab und schlängelt sich um die Dachplatten aus Wellblech herum ins Freie.

Neue Klos werden von einer europäischen Hilfsorganisation finanziert. Sie stehen schon im Rohbau.

Weiter unten im Grundstück liegt der ringsum offene Versammlungsraum, der auch für die Gottesdienste dient. Hier würde die Laiengemeinschaft gerne ein Gemeinschaftshaus bauen, um die nötige kontemplative Umgebung zu schaffen, in der die Mitglieder innerlich durch Gebet und Stille für die schwere Aufgabe des Kinderheims und der Schule auftanken können. Man hat es ja hier in der Regel mit Kindern zu tun, die aus den Slums von Cap Haïtien kommen – keine leichte erzieherische Aufgabe. Man vergisst das leicht, wenn man die im Großen und Ganzen friedliche Stimmung in Heim und Schule erlebt.

Es soll auch ein landwirtschaftlicher Bereich entstehen mit Hühnerstall, Ziegen und einem großen Gemüsegarten. Man kann diesen Teil des geplanten Projekts in seiner Bedeutung gar nicht hoch genug einschätzen. Slumkinder haben oft viel zu wenig Anregung, weil sie von der Vielfalt kaum etwas mitbekommen, die sowohl die Kultur des Landes als auch seine Natur zu bieten hat. Verschiedene Tiere samt einem Gemüse- und Blumengarten haben von daher einen enormen erzieherischen Wert.

Hier in diesem Projekt ist in fünfzehn Jahren etwas entstanden, das ein Hoffnungsträger für Haiti ist. Die „Haiti Kinder Hilfe“ beabsichtigt möglicherweise hier verschiedene Einzelprojekte zu unterstützen.

Eine Reihe Patenschaften der Haiti Kinder Hilfe existieren bereits.

Der Verein „Espwa“ (Hoffnung) von Frau Dr. Höfler und die Salesianer in Port-au-Prince

Projekt in Zusammenarbeit

Frau Dr. Höfler ist eine deutsche Ärztin, die nach ihrer Pensionierung beschlossen hat, mit einem kleinen, zur Ambulanz eingerichteten Allrad-Lastwägelchen in manchen Slums von Port-au-Prince (vor allem von Cité Soleil, dem größten Slum der Stadt) Slumkinder und oft auch deren Eltern medizinisch zu versorgen. Sie hat einen eigenen Verein gegründet, arbeitet dabei aber eng mit den Salesianern zusammen, die in Haiti 20 000 Personen beschulen (von der Vorschule bis zu Lehrer-ausbildungen und Alphabetisierungskursen für Erwachsene).    

 

 

 

 

Vier der Schulen stehen in der Nähe von Cité Soleil.  Teil der Ausbildungsaktivitäten der Salesianer sind dabei auch berufliche Fort- und Ausbildung(SchreinerIn, Schlosser, KosmetikerIn, Automechaniker, MaurerIn, KlempnerIn). Tatsächlich sind auch manche Mädchen in Ausbildungen, die bislang eher Männern vorbehalten waren. Frau Dr. Höfler kümmert sich allerdings auch zunehmend um die Fortbildung all der Lehrer bei den Salesianern. Wenn sie, sich ihrer Autorität bewusst, ein wenig zu sehr ins Komman-dieren gerät, reagiert der haitianische Leiter der Salesianer, Pater Zucchi, mit gelassenem Humor. Er schätzt den Schwung von Frau Dr. Höfler, weiß aber auch, dass in Haiti Fortschritte nur Schritt für Schritt und gegen die Schwerkraft der Gewohnheiten erzielt werden können. Er und Frau Dr. Höfler haben in der letzten Zeit durch das Erdbeben schwere Rückschläge erlebt: fast alle Schul- und Verwaltungsgebäude in Port-au-Prince sind zerstört worden. Die meisten wurden inzwischen in Eigenarbeit der Schüler und Lehrer in Barackenform wieder aufgebaut.

 

 

 

 

 

 

 

 

Die „Haiti Kinder Hilfe“ will Frau Dr. Höfler mit Medikamenten- und Sachspenden unterstützen.

Über Frau Dr. Höfler lernen wir auch Odeline Jouthe Gustave kennen. Sie betreibt eine Initiative, in der sie Jugendlichen aus den Slums relativ unbürokratisch Ausbildungsmöglichkeiten anbietet. Es gibt Jugendliche, die einen geregelten Schulbesuch nicht bewältigen, die aber bei Berufsausbildungen für manuelle Berufe plötzlich einen erstaunlichen Willen aufbringen. Odelines Initiative fängt solche Jugendlichen auf und hilft ihnen, eine Tätigkeit soweit zu erlernen, dass sie später einen Platz im Leben finden können, um sich und eine Familie ernähren zu können. Odeline versucht, sie zu begleiten, bis sie wirklich Fuß gefasst haben im Leben.

Eines der Mädchen aus dem Heim der Haiti Kinder Hilfe wird evtl. hier eine Ausbildung bekommen können, denn es hat die schulischen Voraussetzungen nicht, die nötig wären, um bei offizielleren Ausbildungsstätten unterzukommen.

 

 

 

 

 

Um einen großen Hof sind die verschiedenen Unterrichtsräume und Werkstätten angeordnet. Es ist laut! Die Metallarbeiter klopfen, die Schreiner sägen, die Nähmaschinen rattern… Stolz wird uns ein gerade fertig genähtes Kleid vorgeführt.

Mitten zwischen den Werkstätten: eine Kinderkrippe. Sie gehört auch zum Projekt, denn viele dieser Mädchen haben schon ein Baby.

Nachdem Frau Dr. Höfler ihr „Praxisauto“ am Rand des Hofs geparkt hat, bildet sich rasch eine Schlange und die Sprechstunde fängt an.

Die „Haiti Kinder Hilfe“ wird über Frau Dr. Höfler absprechen, wie eine effektive Hilfe für die Initiative von Odeline aussehen kann.

LYPEDHA – Les yeux des petits enfants d’Haiti

(Les yeux des petits enfants d’Haiti = Die Augen der kleinen Kinder Haitis)

Projekt in Zusammenarbeit

Die Taubertäler Hilfsgemeinschaft wollte ursprünglich Marie-Josée Laguerre unterstützen.
Sie fand dann eine andere Möglichkeit, den Haitianern zu helfen. In einem extrem armen
Stadtviertel von Port-au-Prince haben einige Haitianer den Verein LYPEDHA gegründet, um vor
allem die beim Erdbeben eingestürzte Schule dieses Stadtviertels wieder aufzubauen.
Dank der Unterstützung der Taubertäler Hilfsgemeinschaft steht bereits der Rohbau  der neuen Schule stolz da.
Wir haben uns das Projekt angesehen und mit den Verantwortlichen sowohl von LYPEDHA als auch der Taubertäler Hilfsgemeinschaft gesprochen. Die „Haiti Kinder Hilfe“ wird hier versuchen, Schritt für Schritt mitzuhelfen, den laufenden Schulbetrieb mitzufinanzieren, aber auch Schulmaterialien zu organisieren und nach Haiti zu bringen.